L’assurance santé animale : la demande va-t-elle exploser ?

Sous ce titre détonnant, se cache une réflexion de fond sur le « non-démarrage » de l’assurance santé chien chat ou mutuelle animale en France que nous vous invitons à lire.

En tant que courtier sur ce marché depuis 2006 avec www.assuranceschiens.com ou GeFi Pet Insurance, nous ne pouvions qu’être d’accord avec Laurent Lazard, rédacteur de cette tribune Linkedin, sur beaucoup de points :

– Le potentiel français, d’assurés à une mutuelle chien ou chat, est important : plus de 65 millions, avec un parc d’animaux assurés qui serait de l’ordre de 5%. Oui et non. Cela nous paraît exagéré car 5% c’est environ 3.250.000 contrats. Nous pensons que le potentiel est surestimé. Beaucoup de contrats refusent les animaux de plus de 5 ans ou 8 ans ; les animaux non tatoués ou les chiens « dangereux ». Côté félin, un nombre important de chats ne sortent jamais du domicile du propriétaire. Ce qui est sûr, c’est que le nombre de contrats souscrits en assurance santé animale augmente régulièrement mais pas assez vite au regard du nombre d’animaux domestiques chien ou chat achetés chaque année.

– Frein à cause de notre SS. En effet, le principe de notre sécurité sociale a habitué les français à ne pas avancer d’argent pour régler des soins médicaux. Et plus de 95% des mutuelles canines ou félines du marché remboursent, après règlement du propriétaire des frais vétérinaires, sur factures. Deux raisons à cela : les assureurs (et courtiers avec délégation) prennent moins de risque (non automatique et analyse les factures après soins), la fraude est plus facilement détectable. Il y a aussi un « frein » côté vétérinaires pour des raisons d’éthique (libre choix du vétérinaire et ouvert à tout le monde) et de remboursements. En effet, si tiers payant, il sera « privé » c’est-à-dire non universel (sauf décision d’état). Cela veut aussi dire que les assureurs risquent de mettre en place des plafonds ou forfaits comme en santé humaine. GeFI Pet Insurance a travaillé sur cette idée il y a quelques années. Mais devant les difficultés annoncées, on a préféré stoppé. Le marché n’était peut-être pas encore mature. Mais le projet peut-être ressorti. Une banque propose, si vous êtes client, d’avancer les frais pour vous. Autre idée.

– Proposer d’autres garanties et services. Un certain nombre d’idées existent sur le marché comme l’assurance parachute pour chat, le pack prévention, l’assistance propriétaire en cas d’accident, la médaille connectée,… Les offres restent classiques mais il faut qu’on travaille d’abord sur une meilleure connaissance de l’assurance animale par les propriétaires d’animaux jeunes qui recherchent d’abord un bon prix avec des garanties claires. C’est d’abord de la communication.

– Le coût des soins vétérinaires va continuer d’augmenter car la profession se modernise (IRM, scanner dédié, opération de la cataracte), investit dans les cliniques (ou cabinets) pour proposer des soins de qualité dans des locaux encore plus adaptés. L’assurance va avoir de plus en plus son rôle à jouer car elle permettra au plus grand nombre d’avoir accès à l’ensemble des soins (au lieu de refuser car trop onéreux).

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